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quinta-feira, 6 de dezembro de 2018

Au petit-déjeuner

Les larmes les plus amères je les ai goûtées ce matin, discrètement, au petit-déjeuner. Ma main gauche avait le poing serré et touchait ma poitrine. Entre mes doigts je renfermait le tissu de mon pyjama, froissé et en sueur. Mon coude reposait sur la table et ma main droite caressait gentiment mon visage si fatigué, froissé par les draps de mon lit... C'est là où mes larmes ont coulé discrètement et libres, d'entre mes doigts, au petit-déjeuner amer de ce matin.

Rodrigo Aleixo

terça-feira, 10 de janeiro de 2017

Je La Donne Aux Chats

J’ai la gorge encore serrée par des mots non dits
Par des mots maudits qui ne font que hanter moi-même
Ils me semblent pourtant être beaux et apaisants
Mais ces mots se sont parés d'un nouveau atout
Celui du silence
Je me supplie, donc, de ne pas faire l'erreur de vouloir les garder à nouveau
De vouloir les entretenir, ces douleurs domestiques
Et là mon cœur me tire vers tous les sens
Et je ne pleure que de l'amertume, d'une douleur que - déjà,
J'aurais dû bien connaître.
Je me fais de calins moi-même pour remplir ton absence,
Mais dans me bras, je ne me retrouve pas. Je ne retrouve que le vide.
Et j'ai voulu te croire
Pourquoi enfoncer cet harpon dans mon cœur ?
Tous mes pensées s'embrouillent.
Pas fatigué de m'infliger de la souffrance
Ma dernière croyance me honte
Faut-il t'oublier ? Comment ?
Certain, Il faudrait changer de chemin,
Plusieurs fois, changer de matins, de terrains, de chagrins
Il faudrait changer de foi
Il me faudrait changer, moi
Et dans l'intime de mon âme
De l'ultime des mes soupirs
Souffle toujours une flamme
Quelque soit l'instant, présent, passé ou futur
C'est moi qui ai l'envie d'amour
Ou c'est de la force qui me manque

Rodrigo Aleixo